Écriture Constitutionnelle

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Un « atelier Écriture Constitutionnelle » est une séance pratique, au cours de laquelle on s’entraîne — personnellement et réellement, seul ou à plusieurs — à écrire des articles de notre constitution.

Les 3 rendez vous se feront à La Ruche Bordeaux, 66 Rue Abbé-de-l’Épée Bordeaux :

  • L’Ateliers “Écriture Constitutionnelle” sur “Comment allons nous écrire notre constitution sur la monnaie ?” le 1 juin à 18h45 plus d’info
  • L’Ateliers “Écriture Constitutionnelle” sur “On écrit en petit groupe au sujet de la monnaie” le mercredi 8 juin à 18h45 plus d’info
  • L’Ateliers “Écriture Constitutionnelle” sur “la gestion par consentement” le mardi 14 juin à 18h45 plus d’info

C comme Constitution, C comme Citoyen :

L’idée que « ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir ». Nous n’avons PAS de Constitution parce que NOUS la laissons écrire par les professionnels de la politique (qui sont précisément ceux qui ne devraient PAS l’écrire, puisqu’ils devraient la craindre). Nous n’aurons de constitution QUE QUAND nous l’écrirons NOUS-MÊMES. La proposition, simple et forte, est donc, de façon autonome, sans rien demander à personne, de devenir capables d’instituer nous-mêmes notre puissance politique, en écrivant d’abord (et en protégeant ensuite) nous-mêmes une Constitution d’origine Citoyenne.

Il s’agit donc, radicalement, de prendre nos problèmes économiques et sociaux à leur racine, et il se trouve que cette racine est commune : nous avons une cause commune, c’est notre impuissance politique.

Les ateliers “Écriture Constitutionnelle” sont donc la mise en pratique de la proposition théorique du Plan C, pour démontrer et rendre sensible 1) que c’est possible, et 2) que c’est beaucoup mieux : des humains dont ce n’est pas le métier peuvent très bien écrire eux-mêmes les règles supérieures qui instituent des pouvoirs publics (parlement, gouvernement, justice, médias et banques), et surtout des contre-pouvoirs (séparation des pouvoirs, rotation des charges, chambres de contrôle tirées au sort, révocabilité des acteurs, reddition des comptes et référendums d’initiative populaire). Non seulement les simples citoyens peuvent le faire, mais ils sont les seuls à pouvoir le faire correctement : les professionnels de la politique, eux, sont en conflit d’intérêts dans le processus constituant.

Sur le plan pratico pratique, c’est très simple : il suffit d’apporter de quoi écrire ; peut-être aussi des marqueurs et des grandes feuilles pour afficher au mur la synthèse de chaque atelier (pour la mise en commun à la fin)… N’importe qui peut faire un atelier constituant, n’importe où et n’importe quand : il suffit d’en avoir envie.

Au plan individuel (et intérieur), cet entraînement pratique rend possible et enclenche une mutation fondamentale : un atelier constituant transforme un électeur constitué (un enfant politique) en citoyen constituant (un adulte politique). Et en prenant nos problèmes par ce bout-là, nos utopies deviennent des projets politiques ; ce que nous prenions pour des obstacles insurmontables disparaît. Essayez, vous verrez, c’est enthousiasmant